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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 08:53

ROLAND BARTHES : « La Chambre claire » – Note sur la photographie

AUDIOLIB 2016 (2016) lu par Daniel MESGUICH

Durée : 3 h 27

Ce CD se compose de :

12 plages correspondant aux 48 chapitres du livre du même auteur (voir ci-dessous)

+ Une treizième plage : entretien de 30 minutes avec Benoit Peeters (ancien élève de R. Barthes)

I. Partie

1) Spécialité de la Photo

2) La Photo inclassable

3) L’émotion comme départ

4) Operator, Spectrum et Spectator

5) Celui qui est photographié

6) Le Spectator : désordre des goûts

7) La Photographie comme aventure

8) Une phénoménologie désinvolte

9) Dualité

10) Studium et Punctum

11) Le Studium

12) Informer

13) Peindre

14) Surprendre

15) Signifier

16) Faire envie

17) La Photographie unaire

18) Co-présence du Studium et du Punctum

19) Le Punctum : trait partiel

20) Trait Involontaire

21) Satori

22) Après coup et silence

23) Champ aveugle

24) Palinodie

  1. II. Partie

25) « Un soir… »

26) L’Histoire comme séparation

27) Reconnaître

28) La Photographie du Jardin d’Hiver

29) La petite fille

30) Ariane

31) La Famille, la Mère

32) « ça a été »

33) La pose

34) Les rayons lumineux, la couleur

35) L’Etonnement

36) L’authentification

37) La stase

38) La mort plate

39) Le Temps comme punctum

40) Privé/Public

41) Scruter

42) La ressemblance

43) Le lignage

44) La chambre claire

45) L’ « air »

46) Le Regard

47) Folie, Pitié

48) La Photographie domestiquée

Roland Barthes est né le 12 novembre 1915 à Cherbourg. Son père, officier de marine, meurt un an après sa naissance.

Théoricien de la littérature et écrivain essentiel, il est une figure centrale de la pensée de la seconde partie du XXe siècle.

Il est nommé professeur au Collège de France en 1978 et y occupera la chaire de sémiologie (de 1977 à 1980).

La mort de sa mère (octobre 1977) l’affecte terriblement.

Il meurt le 26 mars 1980, à 64 ans des suites d’un accident de circulation.

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R. Barthes écrit « La chambre claire – Notes sur la photographie » deux ans après la mort de sa mère.

Cet essai, écrit en 1979, est une commande des « Cahiers du Cinéma ». Il est composé de deux parties, elles-mêmes découpées en 24 chapitres chacune (voir ci-dessus).

Le texte commence, comme un roman, sur l’étonnement de l’auteur devant une photographie ancienne : « Un jour, il y a bien longtemps, je tombai sur une photographie… ».

Dès cet instant il se positionne paradoxalement pour la Photo contre le cinéma.

La démarche de Roland Barthes, si singulière, si personnelle nous touche au plus profond de nous-mêmes.

Il est question ici de photographie argentique : « La photo est littéralement une émanation du référent… Le corps aimé est immortalisé par la médiation d’un métal précieux, l’argent… ».

Mais cette phrase de l’auteur : « L’âge de la Photographie correspond précisément à l’irruption du privé dans le public… » nous renvoie également à l’avènement du numérique et des nouvelles pratiques de la photo, aujourd’hui.

Il va chercher à travers un long cheminement à savoir ce qu’est « en soi » la photographie. Par quel trait essentiel elle se distingue des autres représentations.

Son point de vue est celui de qui regarde une photographie, émanation du réel plus proche pour lui de la magie que de la seule technique, « elle est une expérience métaphysique ».

Son analyse part de quelques photos qui suscitent pour lui un attrait particulier : « Je ne m’intéressais à la Photographie que par sentiment ; je ne voulais l’approfondir, non comme une question (un thème), mais comme une blessure (…)».

Si une photo obéit toujours à des codes (historiques, sociaux, culturels) « elle entretient un lien avec le réel aussi fort qu’avec la mort ».

Alors « la photo atteste que cela que je vois, a bien été… », « L’essence de la Photographie est de ratifier ce qu’elle représente », « Le passé est aussi sûr que le présent ».

Mais ce qui est au centre de cet ouvrage c’est l’amour pour sa mère, disparue deux ans auparavant. La photographie du « Jardin d’hiver » où elle pose, petite fille de cinq ans en compagnie de son frère, lui permet de comprendre ce qu’une photo a d’unique et d’incommunicable…

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A la différence de la lecture, l’écoute de « La chambre claire » est une expérience vraiment troublante.

La voix de Daniel Mesguich, déroule les pensées de l’auteur et participe à les rendre vivantes. Cette voix nous accompagne dans la quête de l’auteur et finit par se confondre avec celui-ci.

Un entretien avec Benoît Peeters, élève de Roland Barthes, termine cette écoute, « ce voyage intérieur, littéraire »… Cette « longue, belle méditation intime et intellectuelle ».

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Quelques œuvres de ROLAND BARTHES

Le degré zéro de l’écriture (1953)

Critique et Vérité (1966)

Mythologies (1970)

L’empire des signes (1970)

Le plaisir du texte (1973)

Fragments d’un discours amoureux (1977)

Voir aussi une nouvelle biographie (2015) de Thiphaine Samoyault : « Roland Barthes » (Seuil)

ROLAND BARTHES : « La Chambre claire » – Note sur la photographie
ROLAND BARTHES : « La Chambre claire » – Note sur la photographie

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